B2B (Business to Business)
Modèle d'échanges commerciaux entre entreprises, où une société vend ses produits ou services à u...
Niveau de reconnaissance et de mémorisation d'une marque par les consommateurs ou les professionnels, indicateur clé de sa présence sur son marché et de sa capacité à être choisie
La notoriété de marque, ou brand awareness, c'est ce qui fait que quand on a besoin d'un produit ou service, certains noms viennent spontanément à l'esprit. C'est un actif immatériel colossal, difficile à construire, facile à perdre. Pour un dirigeant, comprendre ce qu'est vraiment la notoriété et comment la développer, c'est investir dans la pérennité de son entreprise. J'ai vu trop de sociétés négliger cet aspect, concentrées sur le court terme, et se retrouver invisibles quand le marché change.
La notoriété n'est pas un tout uniforme. On distingue généralement plusieurs niveaux. Le sommet, c'est la notoriété spontanée : quand on demande à quelqu'un de citer des marques dans une catégorie, la vôtre vient naturellement. C'est le Graal, le signe que vous êtes un acteur majeur, une référence.
Ensuite, il y a la notoriété assistée : la personne ne cite pas spontanément votre marque, mais quand on la lui mentionne, elle dit "ah oui, je connais". C'est déjà bien, c'est une base sur laquelle travailler. Beaucoup d'entreprises sont à ce niveau.
Enfin, il y a la notoriété nulle, ou trop faible : la marque n'est pas connue, même quand on la cite. C'est le point de départ pour beaucoup de jeunes entreprises, ou pour celles qui ont négligé leur communication.
À ces niveaux s'ajoute la notion de top of mind : c'est la première marque qui vient à l'esprit quand on pense à une catégorie. Être top of mind, c'est un avantage concurrentiel énorme, car c'est vers vous qu'on se tournera en premier.
La notoriété, c'est la porte d'entrée. Si on ne vous connaît pas, on ne vous cherchera pas, on ne vous considérera pas. Dans un processus d'achat, les marques connues ont un avantage initial : elles seront dans la short-list, les autres devront batailler pour y entrer. C'est ce qu'on appelle l'effet de familiarité.
La notoriété génère aussi de la confiance. Une marque connue rassure. On suppose, consciemment ou non, que si beaucoup de gens la connaissent, c'est qu'elle doit être fiable. C'est un raccourci mental qui facilite la décision d'achat, surtout en contexte d'incertitude.
Enfin, la notoriété a un effet multiplicateur sur vos autres actions. Une campagne marketing portera mieux si votre marque est déjà connue. Un article de blog sera plus lu, une vidéo plus vue. La notoriété amplifie l'impact de tout ce que vous faites.
La notoriété se mesure principalement par des études, des enquêtes auprès de votre cible. On interroge un échantillon représentatif, on pose des questions spontanées et assistées, et on calcule des pourcentages. C'est un investissement, mais nécessaire pour savoir où vous en êtes et suivre votre progression.
Des indicateurs indirects peuvent donner des tendances : le volume de recherches sur votre marque dans Google, le trafic direct sur votre site, les mentions sur les réseaux sociaux, la part de voix dans les médias. Ces données ne remplacent pas une étude, mais elles permettent un suivi plus fréquent et moins coûteux.
En B2B, la notoriété se mesure aussi auprès de vos cibles professionnelles : dans les études sectorielles, dans les enquêtes auprès des décideurs, dans la présence dans les cahiers des charges. Être systématiquement invité aux appels d'offres est un signe de notoriété.
La publicité massive est le levier classique, mais cher. Pour les budgets limités, d'autres voies existent. Le marketing de contenu, avec un blog, des livres blancs, des vidéos, permet de se faire connaître en apportant de la valeur. C'est plus long, mais plus durable, et ça construit aussi votre crédibilité.
Les relations presse restent importantes. Être cité dans les médias de votre secteur, dans la presse généraliste, ça donne de la visibilité et de la légitimité. Un article dans un média reconnu vaut des mois d'efforts en communication.
Le bouche-à-oreille, amplified par le digital, est un puissant vecteur de notoriété. Des clients satisfaits qui parlent de vous, des recommandations sur LinkedIn, des avis positifs, tout ça contribue à faire connaître votre marque. C'est gratuit, mais ça se cultive.
Les partenariats, les interventions en conférence, la participation à des événements, tout ce qui vous rend visible auprès de votre cible, physiquement ou virtuellement, participe à construire la notoriété.
En B2B, la notoriété se joue souvent dans des cercles plus restreints, mais tout aussi importants. Être connu des décideurs de votre secteur, des prescripteurs, des influenceurs, c'est l'objectif. La notoriété y est plus ciblée, mais aussi plus exigeante en termes de crédibilité.
Les canaux B2B pour construire la notoriété sont spécifiques : LinkedIn, presse professionnelle, salons, publications spécialisées, interventions dans des formations, participation à des groupes de travail. C'est une approche plus qualitative que quantitative.
L'expertise est centrale. En B2B, on ne choisit pas une marque seulement parce qu'on la connaît, mais parce qu'on la reconnaît comme compétente. La notoriété doit s'accompagner de réputation, de preuves de savoir-faire. C'est un couple inséparable.
Le premier piège, c'est de confondre notoriété et image. Être connu, c'est bien. Être connu pour quelque chose de positif, c'est mieux. On peut avoir une forte notoriété et une image dégradée, ce qui est pire que d'être peu connu. Construire sa notoriété, c'est aussi construire son image.
Deuxième piège : négliger la notoriété au profit de la performance à court terme. On investit tout dans des campagnes qui génèrent des leads immédiats, et rien dans la construction de la marque. À terme, le réservoir de prospects se tarit, car personne ne vous connaît spontanément. L'équilibre est nécessaire.
Troisième piège : croire que la notoriété se décrète. Elle se construit patiemment, par des actions cohérentes dans la durée. Une campagne ponctuelle ne suffit pas. Il faut de la persévérance, de la constance, de la patience.
Quatrième piège : ignorer sa notoriété réelle. Beaucoup de dirigeants surestiment la notoriété de leur entreprise, parce qu'ils vivent dans leur bulle. Ils sont connus dans leur réseau, mais pas au-delà. D'où l'importance de mesurer objectivement, pas de supposer.
Stratégie personnalisée pour renforcer la présence de votre marque.
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